Le mois de mars signe le retour des labos de la Maison pour la danse. Pour cette nouvelle édition 2020, Élégante chair ou petites histoires pour corps perdu de la chorégraphe Soraïda Caron ouvrira le bal. 

Du 16 au 20 mars 2020, la chorégraphe et son équipe profiteront d’une semaine de recherche et création en studio pour explorer la gestuelle et la narration autour du projet Élégante chair ou petites histoires pour corps perdu

À propos d’Élégante chair ou petites histoires pour corps perdu  

Élégante chair ou petites histoires pour corps perdu est un projet de recherche en danse contemporaine qui désire raconter les récits d’aventures que vivent certaines parties du corps.

« Des chercheurs estiment que 60 % de toutes nos communications sont non-verbales. D’autres chiffrent à 700 000 les différents signaux physiques que l’être humain est capable d’émettre. Ils ajoutent qu’à lui seul, notre visage peut produire 250 000 expressions. C’est dire l’importance de tout ce que l’on communique par nos gestes, nos mimiques, nos attitudes.»

─ extrait de France 3, Hauts-de-France.

Dans le cadre du labo libre, la chorégraphe souhaite débuter son travail de recherche et création par les extrémités du corps, soient les mains et les pieds.  

« Ce sont des parties du corps qui sont très sollicitées. La main par exemple, travaille très fort, prend rarement des pauses car même la nuit, elle sera là pour nous gratter ou nous recouvrir. Que peuvent bien vouloir exprimer tous ses doigts accrochés à une paume puis à un long manche qu’on appelle le bras ? Qu’en est-il de sa jumelle ; l’autre main ? Jumelle ou amoureuse ? Cette relation entre les deux mains demeure ambiguë. Par l’entremise de cette recherche, je compte rendre accessibles leurs états émotifs et découvrir leur langage.»

─ Soraïda Caron, chorégraphe.

Tout au long de cette semaine de recherche chorégraphique, Soraïda Caron sera accompagné en studio par les artistes en danse Geneviève Duong et Valérie Pitre ainsi que d’Esther Carré à titre d’oeil extérieur. 

Élégante chair ou petites histoires pour corps perdu, est ainsi, l’occasion de construire une gestuelle où chaque partie du corps sera capable de raconter son histoire. 

À propos de Soraïda Caron 

Photo // Sébastien Raboin

Ayant à coeur le développement de la danse contemporaine professionnelle dans la région du Bas-Saint-Laurent, Soraïda Caron y travaille comme enseignante, interprète et chorégraphe depuis 10 ans. Diplômée d’un baccalauréat en danse contemporaine profil interprétation à l’Université du Québec à Montréal en 2006, elle travaille dès sa sortie de l’école avec Le Corps Indice \ Isabelle Choinière, Danse Carpe Diem \ Emmanuel Jouthe et Danse K par K \ Karine Ledoyen.

En octobre 2015, elle fonde sa compagnie en danse contemporaine Mars elle danse aux Trois-Pistoles. Directrice générale, artistique et chorégraphe de la compagnie, elle crée : Bigoudis, flanelle et moto (Théâtre du Bic, 2015), Patrice dans Gisèl (Spect’Art Rimouski, 2017) La Nuit de la Danse : performances in situ (Parc de Trois-Pistoles, 2017) et Vodkarl (Vieux théâtre de Saint-Fabien, 2018).

Pour une troisième année consécutive, elle organise également aux Trois-Pistoles l’événement Le Marathon de la création qui consiste à offrir cinq résidences de création de deux jours à cinq artistes de la région du Bas-Saint-Laurent, toutes disciplines confondues.

Soutenue par le Conseil des arts et des lettres du Québec dans le cadre de la mesure Exploration et déploiement numérique 2016-2017, la compagnie termine sa dernière création Belles Bêtes qui lie danse et arts numériques.


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