La Maison pour la danse a adopté un modèle de gestion participatif, où la direction générale collabore étroitement avec un comité artistique composé d’artistes issu·es de notre communauté. Ce modèle inclusif et ouvert favorise une participation active des acteurs du milieu de la danse à son développement, tout en garantissant la pertinence de la programmation et des services offerts.

MANDAT DU COMITÉ 

La Maison pour la danse offre des services en cohérence avec le Plan stratégique 2022-2025 du Groupe Danse Partout. Le développement durable étant au coeur de cette stratégie, les trois engagements de l’organisation pour un monde en changement, équitable, viable, durable et où il fait bon vivre sont les suivants : 

  1. Société : intégrer les jeunes et la relève, satisfaire les besoins, et assurer l’équité, la diversité et l’inclusion pour toutes et tous
  2. Économie : améliorer les conditions de vie et créer la richesse
  3. Environnement : limiter et contrôler notre empreinte environnementale

En synergie avec ce plan stratégique, le comité artistique collabore à l’atteinte des objectifs stratégiques de la Maison pour la danse et à l’identification des besoins de la communauté de la danse à Québec, à titre de consultant ou de jury.

RÔLES ET RESPONSABILITÉS

Rôles du comité artistique 

Le comité artistique assume les rôles de consultant ou de jury en fonction des besoins :

  • Comité consultatif : émettre des avis, recommandations ou idées sur un projet particulier, un événement ou toute autre demande émise par les artistes ou la direction de la Maison pour la danse.
  • Jury : évaluer au mérite les demandes présentées par des artistes dans le cadre des appels à projets de la Maison pour la danse sur la base des objectifs et des critères d’évaluation spécifiques, afin d’en arriver collectivement à des choix quant aux projets qui méritent un soutien ou une reconnaissance.   

En remplissant ces rôles, les membres du comité assument les responsabilités suivantes :  

  • Respecter les échéanciers;
  • Lire les dossiers requis en faisant preuve de minutie et de sens critique;
  • Réfléchir à la pertinence du dossier (comité consultatif);
  • Évaluer les dossiers en fonction des critères spécifiques (jury).

Rôles de la direction de la Maison pour la danse

La direction de la Maison pour la danse coordonne le comité artistique en assumant et/ou en partageant avec un·e collègue les responsabilités suivantes :

  • Assurer l’organisation et le secrétariat du comité artistique;
  • Rappeler les orientations, objectifs et critères d’évaluation des appels à projets, ainsi que les valeurs et règles de conduite du Groupe;
  • Recueillir les avis et recommandations du comité;
  • Après discussion et en prenant en compte les recommandations du comité, prendre les décisions finales.

ÉTHIQUE

Les membres du comité doivent s’engager à : 

  • Respecter les valeurs et les règles de conduite, entre autres le respect de la confidentialité, inscrites dans la Charte d’éthique et de conduite du Groupe Danse Partout
  • Respecter la Politique de prévention et de lutte contre les violences à caractère sexuel du Groupe Danse Partout;
  • Tenir des recommandations en cohérence avec le Plan stratégique 2022-2025 du Groupe Danse Partout;
  • Considérer et respecter les rôles de l’artiste associé de la Maison pour la danse et de L’Artère, art de la danse et du mouvement, au sein de la communauté de la danse à Québec  : 
  • L’artiste associé | Entente entre la Maison pour la danse et Harold Rhéaume, codirecteur général et artistique et chorégraphe du Fils d’Adrien danse, qui reconnaît la contribution marquante de l’artiste dans le développement du milieu de la danse à Québec ainsi que dans la réalisation du projet de la Maison pour la danse. 
  • L’Artère | Organisme basé à la Maison pour la danse qui contribue au dévelop­pement et à la valorisation de l’art de la danse et du mouvement sur le territoire de la Capitale-Nationale et au-delà, en soutenant le perfect­ionnement des artistes prof­ess­ionnel·le·s au quotidien.

ADMISSIBILITÉ DES MEMBRES

Les personnes sélectionnées pour faire partie du comité artistique doivent correspondre à l’une des conditions suivantes : 

  • Être un·e artiste professionnel·le en danse au sens de la Loi sur le statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma, c’est-à-dire pratiquer l’art de la danse pour son propre compte et offrir ses services, moyennant rémunération, à titre de créateur·trice ou d’interprète; 
  • Être un·e professionnel·le ou un·e gestionnaire dans le milieu culturel (arts visuels, théâtre, danse, musique, chanson, arts multidisciplinaires, arts numériques, cinéma et vidéo, arts du cirque, littérature, métiers d’art, recherche architecturale, architecture de paysage, urbanisme et design de l’environnement).

Les personnes sélectionnées pour faire partie du comité artistique doivent être adhérentes de la MPLD.

FONCTIONNEMENT

Composition du comité

  • Le comité est composé de 5 membres :
    • 3 artistes professionnel·les en danse;
    • 1 professionnel·le ou gestionnaire dans le milieu culturel;
    • La direction de la Maison pour la danse.
  • Les membres artistes professionnel·les en danse doivent constituer en tout temps la majorité des membres du comité artistique.
  • Un minimum de 4 membres dont au moins 2 artistes professionnel·les en danse et la direction de la Maison pour la danse doivent être présent·es pour que les rencontres aient lieu.

Durée du mandat

  • 2 ans, avec fins de mandat en alternance chaque année pour favoriser la pérennité et la rotation des membres. 
  • Un mandat peut être reconduit. 

Rencontres

  • Environ 8 réunions par année;
  • Un maximum de 2 absences seront tolérées;
  • Les rencontres peuvent se tenir en mode hybride (idéalement en présence, possibilité de la tenir en ligne). 

Honoraires

  • Cachet annuel forfaitaire de 1000 $ offert aux membres artistes professionnel·les en danse et professionnel·les ou gestionnaires dans le milieu culturel. Le non-respect des rôles et responsabilités des membres du comité artistique pourrait entraîner une réduction des honoraires.


MEMBRES DU COMITÉ 2025-2026

Maya Guy | Artiste professionnel·le en danse de la relève

Maya Guy est un·e artiste interdisciplinaire qui œuvre dans la ville de Québec. Sa démarche mélange la danse, l’art performance, l’éclairage, la poésie et les tableaux Excel. Iel découle autant des cours de ballet de sa jeunesse que du cinéma expressionniste, du pop-punk, de ses adelphes queer et des berges du fleuve Saint-Laurent.

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Depuis le début de ses études en danse contemporaine, Maya s’intéresse à la création chorégraphique et la collaboration avec d’autres disciplines, ce qui l’a mené à s’impliquer avec l’initiative étudiante du BAM, Bouillon d’Art Multi, dès 2019. Un attrait qui a perduré après l’obtention de son diplôme de L’École de danse de Québec en 2021 et plus tard dans des collaborations avec des artistes comme la vidéaste Jacynthe Carrier ou la poète Jessica Dufour. À la sortie des études, iel n’a pas tardé à plonger dans la recherche chorégraphique. Déjà, en octobre 2021, iel présentait Poésie Ordinaire au Labo Libre de la Maison pour la danse, une exploration autour des gestes du quotidien.

Maya a eu l’occasion d’approfondir ses réflexions en créant deux solos d’une dizaine de minutes pour les éditions 2022 et 2023 d’Osez! En solo, à la commande de la compagnie Danse K par K. L’effritement du béton et Hommage à Pink Floyd ont été présentés en extérieur devant un public restreint. Son attrait pour l’art engagé l’a aussi amené à travailler à des projets à vocation sociale : par exemple auprès des personnes en perte d’autonomie avec la compagnie Le Papillon Blanc danse et son projet Résonance ou encore à participer à l’objectif municipal de plantation d’arbres pour deux années consécutives du projet Modus Vivendi, une co-création des chorégraphes Annie Gagnon et Geneviève Duong, via D’Eux et Zia Lab Créatif. En parallèle, iel s’est formé·e à la technique de scène, notamment à l’éclairage. En plus de nourrir sa démarche artistique, ces connaissances sont maintenant une occupation régulière et une réelle source d’inspiration.

Toujours dans une envie de création multidisciplinaire et collaborative, Maya a également été sélectionné·e, aux côtés de Nelly Paquentin et de Samah Saidi, par le centre d’artistes L’Œil de Poisson, pour une micro-résidence d’une semaine explorant la rencontre entre danse et arts visuels, lors de l’événement l’École expérimentale 2024. À ce jour, iel est interprète dans un processus de création de la chorégraphe Josiane Bernier, Choses à faire avant de tomber. Iel continue également de collaborer avec différentes disciplines, par exemple à l’assistance à la mise en scène de Que Dieu te garde, un spectacle qui aborde les rapports d’autorité dans un Québec des années 1950, une création d’Audrey Thibeault présentée en avril 2025 à La Charpente des fauves. En 2025, Maya a la chance de co-chorégraphier une pièce pour un groupe de huit jeunes avec l’artiste en danse Jeanne Forest-Soucy, sous l’ombrelle du projet Zone Bazar. Cette initiative de la Maison pour la danse a été présentée à la bibliothèque Gabrielle-Roy, dans le cadre de l’événement Fait Maison 2025.

© Elias Djemil-Matassov

Emmanuelle Lê Phan | Artiste professionnelle en danse

© David Cannon

Originaire d’Ottawa, Emmanuelle recherche son propre style de hip-hop contemporain, à partir de son expérience en break parallèlement à ses études en danse contemporaine. Cofondatrice de la compagnie Tentacle Tribe avec le chorégraphe suédois Elon Höglund, elle crée avec lui des oeuvres diffusées à l’international : Nobody Likes a Pixelated Squid, Origami Mami, Threesixnine (oeuvre récipiendaire aux Prix de la danse), Ghost et Prisme.

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Depuis 1999, par le biais de son alias b-girl Cleopatra, elle se distingue à la fois en tant que performeuse et juge dans la catégorie Break des compétitions de niveau international.

Après avoir obtenu son baccalauréat en 2003 en danse contemporaine à l’Université Concordia, elle cofonde Solid State Breakdance Collective et danse pour Rubberbandance, Bboyizm et Out Innerspace Dance Theatre. 

En 2005, Emmanuelle prend part à la création The Beatles Love du Cirque du Soleil avec qui elle joue pendant deux ans à Las Vegas. En 2009, elle participe à la création iD du Cirque Eloize avec qui elle part également en tournée durant plusieurs années.

Maintenant installée à Québec, Emmanuelle signe l’œuvre Miroir Boudoir diffusée dans 7 villes de la province. En intégrant les communautés de danse dans la capitale, elle s’implique dans le développement des danseurs de rue en organisant des battles, des classes, des pratiques ouvertes et prochainement, le Festival Coro Casse au Grand Théâtre de Québec.

Marie-Ève Paquin | Coordonnatrice à la médiation culturelle à l’Orchestre symphonique de Québec

Titulaire d’un baccalauréat en enseignement de la musique et d’une maîtrise en interprétation classique à l’Université Laval, Marie-Ève a d’abord enseigné la musique dans divers contextes : primaire/secondaire, individuel/en groupe, formel/informel, éveil musical, camps musicaux, etc.

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Flûtiste au sein de différents projets en émergence, elle a évolué dans le milieu de la musique nouvelle et des compositeurs d’aujourd’hui grâce à l’Ensemble Lunatik. Son amour du milieu culturel et ses champs d’intérêts variés l’ont menée à poursuivre des études à HEC Montréal en gestion d’organismes culturels, à l’UQTR en médiation culturelle ainsi qu’à l’Université de Montréal en médiation de la musique. 

Dans le cadre de ses fonctions comme coordonnatrice à la médiation culturelle à l’Orchestre symphonique de Québec, elle développe aujourd’hui des actions éducatives pour les jeunes et des initiatives dans la communauté. Son mandat l’amène à mettre différents publics en contact avec la musique symphonique, à visiter des classes, à planifier des concerts, à produire du matériel pédagogique et à coordonner des projets numériques. Enthousiaste de nature, elle aime mettre sur pied des projets et travailler en collaboration avec des intervenant·e·s provenant de divers horizons.

© courtoisie

Valérie Pitre | Artiste professionnelle en danse

© Diana Rodriguez

Valérie Pitre est une artiste native de Stoneham. Dès son jeune âge, elle aborde le mouvement par le biais de plusieurs sports et la danse y trouve une place particulière. Elle œuvre dans le milieu professionnel de la danse contemporaine de Québec comme interprète, chorégraphe et enseignante et multiplie les expériences à l’étranger. Elle se spécialise en danse gumboot et percussion corporelle avec la compagnie Les Malchaussées depuis 2014.

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Valérie plonge dans la création et développe sa démarche artistique alliant danse, installation et performance. L’improvisation et le mouvement authentique sont les fondements de ces recherches corporelles.

Quelques projets de créations ont vu le jour à la suite d’évènements clés dans son parcours, soit une plateforme avec les chantiers/constructions artistiques, des laboratoires de recherche avec la Maison pour la danse ou même des stages et formations à l’étranger comme le CAMP_IN, au Mexique, où elle y présente son premier solo, REDEYES. Le projet P=UI, amorcé sous une création de groupe, est à ce jour un solo qui continue de se déployer sous différente formule. Elle participe à RURART, espace dévoué au rayonnement de projet en milieu rural, sous trois saisons différentes. Elle y présente son solo REDEYES, un duo I’M NOT HER et une création spontanée où elle plonge dans la relation qu’elle développe entre l’installation, le son et les rythmes. Avec Les Malchaussées, le déploiement créatif est primordial lors de la composition de nouvelles séquences rythmiques et donc tout un chacun est invité à y mettre sa touche créatrice. Valérie a créé des pièces pour différents groupes scolaires soit, la troupe contemporaine du Cégep Limoilou, l’école Élédanse à Lévis ainsi qu’aux étudiants de la formation supérieure de l’école de cirque de Québec. Ces expériences lui ont permis de comprendre certains aspects de sa créativité. À ce jour, Valérie plonge dans la combinaison des médiums comme, danse et peinture, rythme et peinture, rythme et danse, installation et danse.

Valérie est une artiste qui s’interroge sur la nature des choses, leurs impacts dans leurs environnements et notre impact en relation à ce qui nous entoure. Elle cherche à faire questionner les gens face à leur propre nature et leur relation à leur environnement, souvent dans une proposition simple, mais remplie d’un sens qui pour certain peut sembler subtil et pour d’autre très apparent.

Valérie est une artiste de Québec qui veut faire bouger les choses.

Amélie Langevin | Directrice de la Maison pour la danse

Diplômée d’un baccalauréat en beaux-arts avec majeure en danse contemporaine de l’Université Concordia et du DESS en gestion d’organismes culturels du HEC Montréal, Amélie se distingue par son expertise remarquable en gestion des arts vivants. Lorsqu’elle était directrice générale de QL2 Dance, un organisme clé en danse à Canberra en Australie, elle a soutenu activement les artistes émergent·es et établi·es à travers divers programmes de création et de résidences.

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Également formée en enseignement et auparavant directrice du Studio Bizz à Montréal, elle est reconnue pour son esprit d’équipe, sa rigueur, sa passion et sa créativité.

En tant que directrice de la Maison pour la danse, elle pilote l’ensemble des opérations de l’organisme, est responsable de son développement et d’assurer sa pérennité. Elle représente notamment la Maison auprès de ses divers partenaires, veille à la planification financière, assure la gestion de la programmation et des services offerts et favorise la mobilisation de la communauté artistique.

© Lorna Sim Photography