Programme de soutien à la création pour artistes émergent·es

Kyrielle est un programme d’accompagnement à la création chorégraphique pour artistes émergent·es en danse qui s’étend sur sept mois (octobre à avril). Dans une perspective de formation continue, il offre aux artistes participant·es un espace d’expérimentations, de discussions et de réflexions sur leur processus de création, accompagnées de deux artistes professionnelles expérimentées, Helen Simard et Emmanuelle Lê Phan.

Les 6 artistes sélectionné·es exploreront l’ensemble du processus créatif qui les mènera à la cocréation d’une œuvre chorégraphique originale d’une durée de 30 à 45 minutes. Le concepteur sonore Sasha Barrat et le concepteur lumière et directeur technique Luc Vallée apporteront également leurs expertises.

Cette initiative se destine à des artistes exprimant un fort intérêt pour la création chorégraphique, ayant la volonté de s’épanouir sur le plan artistique, de développer leur démarche artistique et de collaborer étroitement avec leurs pairs. Elle vise à faire vivre l’entière expérience du processus de création chorégraphique, de l’étincelle initiale jusqu’à l’aboutissement d’une œuvre complète.

La Maison pour la danse offre à six artistes en danse :

  • Des intensifs et des ateliers de création et de réflexion sur le processus de création avec les chorégraphes Helen Simard et Emmanuelle Lê Phan
  • Périodes de création en studio à la Maison pour la danse
  • Mentorat avec Emmanuelle Lê Phan en collaboration avec Helen Simard
  • Création musicale avec Sasha Barrat
  • Création d’éclairage/technique avec Luc Vallée
  • Présentations de la performance devant public dans le cadre de l’événement Fait Maison

Artistes sélectionnées 2026-2027

Emmy Galarneau

Crédit : Clément Villemont

Artiste multiple, Emmy Galarneau donne vie à son imaginaire principalement par le mouvement. Elle complète la Formation en danse contemporaine de L’École de danse de Québec en 2026. Avant cela, elle a obtenu un DEC en Animation 3D et synthèse d’images au Cégep Limoilou, qui lui a fait découvrir le monde de la vidéo et de la 3D. Dans les dernières années, elle a collaboré avec le collectif Austarda pour Portrait d’un paysageCuriosités réflexives ; le collectif Sur_e pour un vidéoclip ; le Théâtre Grain & Beauté pour le projet À Delphes et les finissants de l’Université Laval en cinéma pour Essence organique, un court métrage de danse. Participante au BAM 2026 & 2024, elle s’est amusée avec la performance, l’art visuel et le son.
Étant à la recherche constante de sa meilleure façon d’exister dans cet univers, les processus de création l’animent grandement : ce sont des moments précieux d’exploration et de découverte pour elle. Animée par une grande connexion avec la flore et la faune, Emmy s’aide de celle-ci comme point d’ancrage dans ses recherches et ses créations. Elle voit ses créations comme des ensembles multidisciplinaires, c’est pourquoi il n’est pas rare que ses œuvres chorégraphiques incluent différents médiums visuels. À travers ses créations, elle vise à mettre de l’avant le bien-être humain et environnemental afin de briser l’inaction sociale.

Gabrielle Ouellette

Crédit : Charline Clavier

Originaire de Berthierville, Gabrielle plonge dans l’univers de la danse dès son jeune âge. Après quelques années passées dans le monde des compétitions, Gabrielle intègre la Formation supérieure de L’École de danse de Québec en 2023 dans le but d’approfondir son identité artistique. Le corps dansant la fascine : la manière avec laquelle il peut sculpter l’esprit et engager des dialogues qui ne peuvent être verbalisés éveille sa curiosité. Cet art a la capacité de jouer avec les contradictions et constitue un médium qui lui permet de chercher un équilibre au quotidien. Aujourd’hui, Gabrielle articule sa pratique autour des thèmes de la collectivité, de l’engagement, de la sensibilité et de l’intensité. Elle accorde aussi beaucoup d’importance à l’imprévu et à l’échange, deux concepts qui, pour elle, renvoient à l’idée du jeu. Elle aspire à créer pour son public, elle souhaite leur offrir un accès à l’humain en passant par l’artiste.

Julia Frison

Crédit : Stéphane Bourgeois

Diplômée de l’École de danse de Québec en 2025, Julia Frison œuvre depuis au sein de son milieu en tant qu’interprète et créatrice. Elle collabore notamment avec le Fils d’Adrien danse, Danse K par K et la chorégraphe Sara Nadon. Elle présente sa première création au Festival des Arts de ruelle (FAR) à Montréal en 2023 et est actuellement en création pour sa prochaine œuvre chorégraphique.

Depuis plusieurs années, l’interdisciplinarité est au cœur de ses recherches artistiques et occupe une place centrale dans sa démarche. À travers son travail, elle aspire à créer des espaces où le corps, traversé par une nécessité intime, devient messager de la poésie du réel. Pour elle, l’art est un lieu de liberté, de dialogue et de transformation, un espace où le spectacle vivant permet de se reconnaître autrement, de ressentir, de rêver et de questionner.

Léa Bernier

Crédit : Elias Djemil

Léa est une artiste en danse diplômée à Québec en 2024. Animée par une recherche intuitive et non conforme du mouvement, elle aime explorer les univers contrastés, entre absurdité sociale et introspection spirituelle. Elle s’intéresse à une gestuelle guidée par l’expressivité des mains, qui pour elle, révèle sa vulnérabilité et sa connexion à l’instant présent. Elle a été apprentie, doublure et interprète pour la pièce À toutes les dames qui portent un jupon de la chorégraphe Marie-Chantale Béland. Elle amorce en 2025 son premier projet chorégraphique, Vague à l’âme, qui fut diffusé en mars 2026 à la Charpente des Fauves à Québec. Elle aspire à une carrière multidisciplinaire et travaille avec des compagnies de théâtre tel que le théâtre émergent Grain&Beauté. En 2026, elle compose son nouveau collectif multidisciplinaire Promenade.

Lubna Mokhtar

Crédit : Viktoria Pomerleau-Sipos

D’origine française et égyptienne, j’ai grandi au croisement de plusieurs univers culturels qui nourrissent aujourd’hui ma sensibilité et mon regard sur le monde. La danse m’accompagne depuis l’enfance et s’est rapidement imposée comme une évidence, puis comme une voie professionnelle. Après un baccalauréat en danse au Conservatoire de Brest, j’ai poursuivi ma formation à la Formation supérieure en danse contemporaine de L’École de danse de Québec, dont j’ai gradué en 2026.

Je suis profondément inspirée par le monde qui m’entoure. À travers mon art, je cherche à donner voix et visibilité à ce qui demeure souvent marginalisé. Je considère la danse comme un langage universel, capable d’exprimer des enjeux sociaux, humains et politiques.

Sarah Atallah

Crédit : Maison pour la danse

Sarah Atallah est une danseuse interprète originaire du Liban, âgée de 21 ans et diplômée de L’École de danse de Québec (promotion 2025). Elle débute la danse à l’âge de 4 ans dans un environnement familial où la musique et l’expression corporelle occupent une place importante. Après son arrivée au Québec, elle poursuit sa formation en danse et en 2022, elle intègre la Formation supérieure de L’École de danse de Québec afin de réunir ses deux passions, la danse et la musique. Au cours de ses trois années de formation, elle consolide ses bases techniques et artistiques en ballet et en danse contemporaine, tout en affirmant sa personnalité de danseuse interprète. Elle a eu l’occasion de travailler avec des professeur·e·s inspirant·e·s et des chorégraphes invité·e·s de renom, des expériences qui enrichissent son langage corporel et sa capacité à s’adapter à des univers artistiques variés et exigeants. Guidée par sa sensibilité musicale, Sarah place le sens du mouvement et la liberté d’expression du corps au cœur de sa démarche artistique.

Cohorte 2025-2026

Collaborations

© Roger Simard

Helen Simard est une chorégraphe qui œuvre à Tiohtiá:ke/Montréal depuis plus de 20 ans et professeure au département de danse de l’UQAM. Son expérience en b-girling et en danse contemporaine nourrit une approche du mouvement caractérisée par son dépouillement et sa grande physicalité. Utilisant la répétition, des motifs complexes et des techniques de surcharge sensorielle, Simard crée des performances hypnotiques qui brouillent les frontières entre les espaces conscients et subconscients. Étant bilingue, elle est fascinée par l’entre-deux, ainsi que par les pratiques de traduction et les malentendus. Ses œuvres sont joyeusement chaotiques et complexes dans leur simplicité, marchant sur une fine ligne entre le réel et l’imaginaire.

© David Cannon

Québécoise-vietnamienne et élevée à Ottawa, B-girl connue sous le nom de Cleopatra et cofondatrice de la compagnie de danse Tentacle Tribe, Emmanuelle Lê Phan a forgé un parcours singulier mêlant breaking et danse contemporaine. La virtuosité de sa danse l’a amenée sur les scènes du Cirque du Soleil (The Beatles LOVE Show à Las Vegas), du Cirque Éloize (ID) et à performer pour Marta Marta House of Pride, RUBBERBAND, Bboyizm et Out Innerspace Dance Theatre. Installée à Québec, Emmanuelle a à cœur le développement des danseurs de rue et organise dans la capitale des battles, des classes, des pratiques ouvertes et le Festival Coro Casse. B-girl Cleopatra représente le crew de Break féminin Legendary Crew et est désormais juge certifiée WDSF en Breaking.

Originaire d’Évian-les-Bains et établi à Québec, Sasha Barrat, alias shamellow, est un concepteur sonore, compositeur et beatmaker dont la démarche prend forme à la rencontre du son, du mouvement et de l’imaginaire. Son univers hybride mêle textures ambiantes, rythmiques urbaines, élans cinématiques, sampling, enregistrement et transformation sonore afin de créer des paysages sensibles, immersifs et habités. La danse occupe une place centrale dans son parcours et sa recherche : il compose des matières sonores pensées pour le corps en mouvement, pour soutenir le geste, prolonger la présence et révéler ce qui circule entre émotion, espace et interprétation. Depuis 2021, il développe une pratique soutenue en création sonore pour la danse et les arts vivants, en collaboration notamment avec Melmaze, SarahOCarré et la Maison pour la danse, pour des projets comme Bordélique, A-MA-ZONE, Zone Bazar et Kyrielle. Il travaille aussi régulièrement avec L’École de danse de Québec en remix, arrangements, mixage et mastering, et réalise des remix de compétition pour plusieurs troupes, écoles et interprètes.

Directeur technique et concepteur lumière, Luc Vallée collabore depuis près de vingt ans avec des créateurs et créatrices de la danse, du théâtre et du cirque. Alliant créativité pragmatique et intelligence technique, il accompagne les équipes de création dans le développement et la mise en lumière de leurs univers scéniques. Son approche, à la fois structurée, réfléchie et collaborative, fait de la lumière un langage qui soutient le récit, révèle les corps et amplifie le geste. Basé à Québec, Luc occupe depuis 2022 la direction technique du Groupe Danse Partout, où il met son expérience au service de la création, de la production et de la relève artistique, tout en poursuivant ses projets de conception au sein de la communauté des arts vivants.

Crédit photo d’entête © Emmanuelle Letendre Lévesque | Sur la photo : Sara Nadon, Lila Dubois Pagesse, Cloe Arias, Audrey Dupont, Anne-Charlotte Lajoie et Alice Villeneuve