Lors de cette fête anniversaire de la Maison pour la danse, co-commissariée par les artistes en danse Josiane Bernier et Fabien Piché, rythmée par DJ Lovely et les éclairages de Philippe Lessard Drolet, vous avez vu les performances-surprises de…

Emmy Galarneau

Crédit : Charline Clavier

À propos de la performance :

Il y a eu passage d’un champignon

À la constante recherche de son monde imaginaire, Emmy se retrouve ici comme une artiste multiple. Animée par le mouvement, elle obtient son diplôme de la Formation en danse contemporaine de L’École de danse de Québec. Elle se nourrit beaucoup des moments de recherche et de création en danse, c’est pourquoi elle affectionne tout autant l’improvisation en contact avec le public, qui la stimule et l’inspire à même la présentation.

Ayant une grande connexion avec la faune et la flore, Emmy s’aide de celle-ci comme point d’ancrage dans ses explorations et créations. Elle voit ses créations comme des ensembles multidisciplinaires, c’est pourquoi il n’est pas rare que ses œuvres chorégraphiques incluent différents médiums visuels. À travers ses créations, elle vise à mettre en avant le bien-être humain et environnemental afin de briser l’inaction sociale, tout en apportant des moments de douceur au public.


Pierre-Hugues Madore

Crédit : Max Ross

Pier-Hugues, à 6 ans, rêvait d’une carrière d’acteur hollywoodien; il faisait son cinéma et il dansait dans le salon avec les tounes de Queen, Bon Jovi et Poison que sa cousine et gardienne écoutait!

Atelier d’acting au primaire, théâtre-études au secondaire, DEC en arts et lettres profil théâtre, il délaisse le théâtre et le jeu à l’université pour le cinéma et l’écriture. Puis, à cause d’un coloc, il s’embarque dans un projet théâtral, Les Feluettes, qui devait avoir 4 représentations… La folie des grandeurs du metteur en scène mène Pier-Hugues à faire plus de 60 représentations à Québec, Montréal, Sherbrooke et même Avignon. Après cette épopée théâtrale, il se consacre à l’écriture et participe à une douzaine de courts-métrages à différents postes : scripte, assistant-réalisateur et acteur. En 2015, il a son premier contact avec la danse contemporaine sur le tournage du film Mon corps à dos, de Gaëlle Hannebicque. Puis, en 2025, il coécrit avec son ami de longue date Tom Rodrigue son premier long-métrage documentaire, Les chialeux, sur la politique québécoise. Aussi discret que comique, Pier-Hugues gravite dans le milieu culturel depuis son enfance.

* Note de la Maison : Pier-Hugues a occupé le poste de responsable de la billetterie de La Rotonde pendant 8 ans, en plus du poste de technicien des technologies de l’information au sein du Groupe Danse Partout. Il a terminé ses mandats à la mi-septembre.

Sarah Pisica

Crédit : Elias Djemil-Matassov

Dans sa démarche artistique, Sarah s’intéresse à ce qui est en devenir : les gestes inachevés, les fragilités, les maladresses et les élans qui échappent à la perfection. Elle cherche une danse qui laisse apparaître la vérité des corps, sans masquer leurs contradictions ni leurs singularités.

Son travail accorde une place à l’imprévu, à l’écoute et à la présence, dans une volonté de créer des œuvres sensibles où l’humain demeure au centre de l’expérience.

Paulette Darracq

Crédit : Regart, centre d’artistes en art actuel

Originaire de Bretagne, Paulette Darracq est un·e artiste de la relève gravitant autour du mouvement. Iel est diplômé·e d’études chorégraphiques au Conservatoire à Rayonnement Régional de Rennes (France). Puis, à Québec, iel obtient un DEC en danse et interprétation à L’École de danse de Québec.

Paulette s’investit dans divers projets collaboratifs émergents de la ville de Québec, mêlant diverses pratiques artistiques, notamment depuis 2022 avec le collectif Adieu Narcisse. Paulette a performé de nombreuses fois à Le Lieu, centre en art actuel ainsi qu’à la Charpente des fauves, souhaitant traverser les univers et médiums artistiques en tendant à une transdisciplinarité dans sa pratique. En effet, iel explore l’art performance, le moulage, l’installation, le théâtre ou encore les arts textiles et la scénographie.

Depuis l’automne 2024, Paulette travaille sur son premier projet d’envergure, *en*corps*sexu*, une installation performative collaborative liant danse, théâtre, poésie et musique. Enfin, Paulette recherche la lenteur, la contemplation, l’état de présence incarnée et est fasciné·e par l’abondance créatrice que nous offre nos écosystèmes.

Ariane Voineau

Crédit : Emilie Dumais

Originaire de Bretagne, Ariane Voineau se forme à Nantes, à Angers puis au Ballet Junior de Genève avant de s’installer à Québec en 2008. Interprète, chorégraphe et collaboratrice, elle développe une pratique ancrée dans le territoire, entre danse, scène et formes hybrides, en dialogue avec divers artistes. Elle co-crée notamment Sous la feuille, diffusé au Québec, au Nouveau-Brunswick et en France, a co-réalisé deux courts-métrages de danse (Territoire, Cécile) et est membre du Collectif LAS.

Elle est artiste associée à la compagnie de performance La fêlure (Marseille) et elle accompagne aussi d’autres créateur·rice·s comme conseillère artistique et répétitrice. Son travail récent s’ouvre à une démarche plus personnelle, notamment à travers une recherche autour des enjeux écoféministes. Impliquée dans L’Artère, art de la danse et du mouvement pendant de dix ans, elle est aujourd’hui co-directrice générale et directrice artistique de l’OBNL. En 2025, elle reçoit le Prix Fait à Québec dans le cadre des Prix de la danse de Montréal. Cette saison, elle cocrée et interprète deux projets sur les scènes de Québec : Refonte à La Rotonde et JOMO au Théâtre Périscope.


…et l’équipe derrière La Grande Soirée transparente :

Josiane Bernier (co-commissaire)

Crédit : Emilie Dumais

Josiane Bernier a complété la formation professionnelle de L’École de danse de Québec en 2010. Depuis, elle collabore comme interprète avec plusieurs chorégraphes et artistes/compagnies multidisciplinaires, principalement à Québec, dont Jacynthe Carrier, Geneviève Duong et Louis-Robert Bouchard, Alan Lake Factorie, Le Fils d’Adrien danse, Le Bureau de l’APA et Théâtre Rude Ingénierie.

Elle développe également une pratique en création chorégraphique. En 2018, elle présente La fille d’à côté à La Rotonde, puis signe deux cocréations, avec Nicolas Cantin à La Chapelle – Scènes contemporaines et avec Philippe Lessard Drolet dans le cadre du Mois Multi. Elle est actuellement habitée par Je parlerai sans qu’on me passe sur le corps, un projet de création autour des thèmes de la transparence, de l’équité, de la rivalité, de la dignité et du pouvoir.

Sa démarche s’intéresse au corps pleinement incarné, au récit et à la richesse de l’instant présent. Elle cherche à créer de nouvelles écritures scéniques par le dialogue des langages. Passionnée par la direction de mouvement, elle agit aussi comme conseillère artistique et mentore auprès de divers processus de création. Elle compte près de 400 représentations au Québec, au Canada, aux États-Unis, en France, au Luxembourg et au Mexique.

Fabien Piché (co-commissaire)

Crédit : Emilie Dumais

Fabien Piché est un artiste formé à L’École de danse de Québec, où il complète sa formation en 2010. Grandissant dans le Bas-St-Laurent, il ancre aujourd’hui sa pratique dans la région de la Capitale-Nationale. Depuis 2010, il est interprète et collaborateur à la création pour une grande diversité de projets de danse contemporaine (Alan Lake factori(e), Parts+Labour_danse, Fila 13, Danse K par K, Le fils d’Adrien danse, Grand Poney, Mayday). Son parcours s’enrichit également d’une expérience en théâtre (Olivier Arteau) et en arts multi (Théâtre Rude Ingénierie), tandis que le bricolage sonore et les arts visuels émergent comme curiosités croissantes qui interrogent les limites de sa pratique disciplinaire.

En 2023, il reçoit le tout premier prix Fait à Québec lors de la 13e cérémonie des Prix de la danse de Montréal. À l’été 2026, il participe au programme ATLAS en compagnie de la mentore Angélique Willkie. Il est artiste résident de la Charpente des fauves et membre du conseil d’administration du Regroupement québécois de la danse. Formé en danse, le corps et ses stratégies d’adaptation occupent une place centrale dans sa méthodologie de création. Sa pratique favorise une présence sensible et intuitive, nourrie par l’expérimentation, la curiosité et un goût marqué pour le jeu. 

Ayant à cœur l’acte de transmission, il enseigne ponctuellement comme professeur invité à L’École de danse de Québec, ainsi qu’auprès de ses pairs. Il oeuvre présentement au développement du projet Force; esthétique de la dureté en co-création avec Eve Rousseau-Cyr.

Lovely-Ariane Blanchette (DJ)

Lovely-Ariane Blanchette est une haïtienne de sang élevée au Lac Saint-Jean. Depuis 10 ans maintenant elle s’impose avec ferveur comme DJ dans la ville de Québec.

Philippe Lessard Drolet (éclairages)

Crédit : Emilie Dumais

Membre fondateur du collectif de création multidisciplinaire Théâtre Rude Ingénierie, Philippe Lessard Drolet articule son travail autour de la construction d’espaces ludiques et de «terrains de jeu scéniques» favorisant la rencontre entre le vivant, l’inanimé et le virtuel, dans une écriture performative et interactive.

Par sa pratique multidisciplinaire, il réalise entre autres des spectacles scéniques, des conceptions vidéo, des œuvres électroniques installatives ou scénographiques, et plusieurs conceptions d’éclairage pour le théâtre, la danse et des œuvres multidisciplinaires.

En plus de son implication au sein de TRI, il est proche collaborateur de la compagnie Les Incomplètes et de l’Orchestre d’Hommes-Orchestres. Son travail mise d’abord et avant tout sur l’élaboration d’espaces fertiles, de terrains de jeux d’où pourront jaillir des formes artistiques complexes, singulières et sensibles.

Philippe prône une utilisation de la discipline comme outil ou matériau plutôt que comme fin en soit, à la recherche de nouvelles corrélations entre les pratiques, de nouvelles écritures composées à l’aide des langages que les projets eux-mêmes inspirent.

Merci à nos collaborateur·ices et partenaires!

Merci à l’inimitable duo de commissaires Josiane Bernier et à Fabien Piché! Merci à DJ Lovely, à Philippe Lessard Drolet et aux performeur·euses – Emmy Galarneau, Pier-Hugues Madore, Sarah Pisica, Paulette Darracq et Ariane Voineau – pour l’ambiance et la créativité. Merci à Sasha Barrat et à Luc Vallée à la technique et à Maya Guy pour la régie plateau et toute l’équipe de la Maison (Amélie, Michèle, Émilie, Vanessa, Lovely). Merci à Danse K par K d’avoir participé à la fête avec ses représentations d’Osez! en amont de La Grande Soirée transparente.

Merci au Théâtre Rude Ingénierie pour les prêts techniques, à La Rotonde et à L’Artère pour les prix de présence, à La Remise culturelle pour les prêts de décorations, à L’École de danse de Québec et à ses fantastiques étudiant·es pour la tenue du bar.