Œuvre d’art Faire corps

Votre œuvre Faire corps est intégrée à l’architecture de la Maison pour la danse de Québec. Quels sont selon vous les liens qui unissent la mission de ce centre et votre œuvre d’art numérique?

Rassembler, inspirer, mettre en mouvement. Donner à des gens différents une occasion d’être ensemble. Jouer, interagir, surprendre pour attiser la curiosité envers l’art et la culture.

Parlez-nous de votre démarche.

Je me suis basé sur la circulation des utilisateurs de la Maison pour la danse. L’interaction lumineuse reflète leur passage, leur présence sur le construit. Je me suis inspiré de la volonté de rassemblement du projet.

Quel est le caractère unique de Faire corps?

L’oeuvre propose plusieurs niveaux d’interprétation, la lumière, la matérialité des diffuseurs, les dessins sous chaque diffuseur, le corps rouge. L’oeuvre évolue selon le contact des personnes, d’un simple passage à l’interaction de groupe. Je voulais dépasser le concept d’écran.

Le design d’interaction alimente la génération aléatoire des formes lumineuses, des groupes de pixels colorés qui évoluent selon un algorithme génératif, de type Game of Life. La programmation a été faite sur mesure.

Qu’est-ce qui unit la danse et les arts numériques selon vous?

La recherche et la passion de l’art. Vouloir développer l’expression corporelle.

Faire corps est une œuvre numérique dite générative. Pourquoi?

L’algorithme se développe dans le temps et sur l’écran selon des règles donnant l’impression du vivant. La programmation informatique est assez imprévisible à l’intérieur d’une esthétique.

L’interaction et la participation des visiteurs sont vitales pour le déploiement de votre œuvre Faire corps. Cette relation de dépendance entre l’art et le public a-t-elle été une contrainte dans la réalisation de votre œuvre?

L’art public se déploie dans l’espace de vie des gens. Selon moi, cet art doit s’adapter aux visiteurs pour rentrer dans leur quotidien, sans s’imposer mais en développant une relation avec eux. L’interactivité, même très simple, permet au visiteur de se reconnaître dans l’oeuvre.

Plusieurs niveaux de lecture de votre œuvre sont possibles selon les différents usagers de la Maison pour la danse de Québec et leur comportement. Pouvez-vous nous en dire plus?

L’oeuvre propose une lecture différente selon la proximité. De loin, on perçoit les changements de lumière. À côté, la lumière nous immerge,  nos yeux suivent l’animation des pixels. De très près, on peut apprécier le détail des dessins, les formes et la texture des diffuseurs. Ma volonté était de donner suffisamment de détails pour que l’on puisse la re-découvrir tous les jours.

Qu’est-ce qui fait de Faire corps une œuvre rassembleuse?

L’interaction se base sur des règles simples selon l’évaluation du comportement des visiteurs : quelqu’un passe, deux personnes sont devant l’oeuvre, un groupe est présent. Quand l’oeuvre détecte des participants devant les 5 senseurs, alors le corps rouge est révélé. Le corps rouge symbolise l’être-ensemble, car il faut plusieurs personnes collaborant pour accéder à ce “bonus”.

Quels sont les différents procédés technologiques qui ont été nécessaires à la création de votre œuvre?

La réalisation a demandé des connaissances très pointues de la fabrication numérique, du design d’interaction et de l’informatique. La production a été rendue possible grâce au Laboratoire de fabrication numérique de la Chambre Blanche de Québec.

Décrivez-nous Faire corps en une phrase.

« Faire corps » est un dispositif d’interaction collective qui propose aux usagers de participer ensemble à la révélation d’une image les représentant.


En savoir davantage à propos de l’œuvre

 


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